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Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.fr

La CEDEAO (Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest) se rendra probablement en GUINÉE le 3 Février prochain. Sur place, elle envisagerait de discuter de la transition avec la junte militaro-ethniste au pouvoir à Conakry depuis le 5 septembre 2021. Signalons tout de suite, que cette junte n'est ni LÉGALE, ni LÉGITIME à parler pour, ou au nom des Guinéens et de la Guinée. Comme avec les putschistes du Burkina et du Mali, la délégation de la CEDEAO ferait des propositions à la junte guinéenne, concernant la « transition » dont l’horizon s’éloigne de plus en plus, parce que, les putschistes de Conakry avec leur « chef » le colonel Mamady DOUMBOUYA, entendent confisquer le pouvoir par la violence, pour plusieurs années.
Dans ce contexte, la seule proposition raisonnable à faire, c’est d’exiger une élection libre, transparente et équitable dans les douze mois, et le départ immédiat des putschistes. A la moindre tergiversation comme c'est probable, toutes les notabilités de la junte (civiles et militaires) devraient être sévèrement punies.
Quelques observations préalables :
1°. La junte ILLÉGALE et ILLÉGITIME de Conakry a inauguré pour la première fois en Afrique de l'Ouest, un fait tout à fait inédit et d'une exceptionnelle gravité : les services de MERCENAIRES blancs extra-africains, pour exécuter un coup d'État contre son propre pays. En effet, le 5 septembre 2021 à Conakry, les Guinéens ébahis, ont vu des mercenaires blancs parader dans les rues de Conakry en Jeep, avec le colonel Mamady DOUMBOUYA et son clan pour lesquels ils venaient de jeter à la poubelle, l'ordre constitutionnel légal de notre pays. Au demeurant, le mercenariat était tout à fait inconnu en Afrique de l'Ouest. A partir de l'initiative de la junte de Conakry, il pourrait bien être vu par d'autres futurs putschistes comme un moyen de captation du pouvoir, parce qu’ils disposent des armes et munitions. Il y a lieu d'espérer que la CEDEAO mesure la gravité exceptionnelle de l'acte des putschistes de Conakry, et en réalise les probables désastreuses conséquences pour la sous-région ouest africaine.
2°. Les mercenaires Blancs extra-africains, recrutés à crédit par les tuteurs de « colonel » Mamady DOUMBOUYA, sont bien au service de certaines puissances non africaines. Ce crédit devra être remboursé, et aux conditions de la puissance créancière. D'un point de vue économique, notre pays est hypothéqué par le C.N.R.D. pour plusieurs années. En clair, mises à part les taxes, les recettes extérieures issues de l'exportation des mines, sont directement versées dans les caisses des créanciers extérieurs que nos compatriotes ont d'ailleurs identifiés. Par ailleurs, le mercenariat introduit en Guinée, s’étendra inévitablement à d'autres pays de la Sous-région, et s'y ancrera durablement. Si la C.E.D.E.A.O. n'aide pas avec toute sa puissance les Guinéens à mettre la main sur les porteurs de mercenariat dans notre région, à savoir le « colonel » DOUMBOUYA et son groupe militaire ultra-minoritaire, elle se discréditera. Je précise clairement, qu’on assiste déjà en Guinée au retour déguisé d'une mini-guerre froide, pour le moment circonscrit, mais pas pour longtemps. Car livrer la Guinée à un certain pays, c'est obligatoirement inciter des pays qui lui sont concurrents à avoir aussi des visées expansionnistes sur notre pays. D'où une mini-guerre froide catastrophique pour la Guinée et la Sous-région. La junte de Conakry en est la tête de pont en direction de certains pays directement voisins de la Guinée.
3°. Dès après le « travail » des mercenaires à CONAKRY, à partir du 6 Septembre 2021, un cabinet fantôme d'une étrange homogénéité, sortait petit à petit de l'ombre pour prendre brutalement la totalité du pouvoir. Deux mois plus tard, un gouvernement apparent est nommé avec à sa tête un premier ministre lui aussi apparent. Et progressivement, on s'est aperçu qu’il y a dans l'ombre, un autre gouvernement, le vrai, appelé C.N.R.D. dont les membres sont « inconnus », mis à part les colonels Mamady DOUMBOUYA, Bala SAMOURA, Amara CAMARA, et un général qui fut l'ambassadeur d'Alpha CONDÉ à CUBA. Ils ont tous pour point commun, d'être de la même extraction ethno-régionale. Les autres sont restés fantomatiques, parce qu'ils sont tous ou presque de la même extraction que les quatre premières cités. Or par honnêteté, nous devons reconnaître que la Guinée, contrairement au Sénégal par exemple, n'est pas encore une NATION. Être une NATION, est un projet pour nous, loin d'être une RÉALITÉ. En vérité, nous sommes un peuple formé d'une superposition de différentes ethnies tenues ensemble, plus par des alliances traditionnelles, des bienveillances coutumières réciproques, que par une LOI dont la majorité d'entre nous dirait qu'elle nous protège, par exemple contre l'arbitraire et les brutalités militaro-policières, ou politiques. Chacun perçoit bien où je veux en arriver.
Le dialogue est toujours préférable à la confrontation. Encore faut-il que l'autre partie, ici le fantomatique C.N.R.D. et son chef, se montrent un tout petit peu ouverts au dialogue. Or en guise de discussion, la junte guinéenne n'offre que mépris et dédain comme réponse. L'erreur qui devra être évitée, c'est de croire que la junte de Conakry est comparable à celles des deux autres pays du SAHEL (BURKINA et MALI) et que de ce fait, le « colonel » Mamady DOUMBOUYA, caporal légionnaire il n'y a pas si longtemps et son petit groupe extrême, méritent considération et peut-être déférence. Or les situations, et les personnages en face, sont très différentes, en ceci :
Le Mali et le Burkina ont un vrai problème de sécurité, sécurité au sens où, des groupes islamo-mafieux, sur fond de corruption généralisée, et de délitement de l'État, sont en train de mettre la main sur ces pays. Les populations locales, et les jeunes militaires désarmés, pas même nourris, sont livrés à la barbarie de groupes islamo-mafieux, par le personnel politique local discrédité. Le risque que le Mali et le Burkina tombent dans les mains de groupes islamo-mafieux de type esclavagiste, est réel. Les juntes maliennes et burkinabè sont évidemment ILLÉGALES au pouvoir. Mais relativement aux putschistes fantaisistes de la Guinée-CONAKRY, ils peuvent se réclamer d'une certaine LÉGITIMITÉ que d'ailleurs, leurs populations leur reconnaissent. Ils ne peuvent pas laisser leurs compatriotes à la merci des islamo-terroristes, souvent soutenus par des pays arabes esclavagistes. En cela, les militaires maliens et burkinabè, ne sont en rien comparables à la soldatesque pilleuse de CONAKRY. Ils sont dans l'obligation de sauver leurs pays de la disparition pure et simple, quand la junte de Conakry veut ou est en train de vendre la Guinée à des mercenaires, ou plus exactement aux pays dont sont originaires les mercenaires que mes compatriotes ont vu parader dans des jeeps militaires, le 5 septembre 2021 dans les rues de Conakry.
La CEDEAO est désormais CRÉDIBLE. Sa voix compte, et compte énormément sur les questions africaines. Or les putschistes de Conakry, le « colonel » Mamady DOUMBOUYA et son C.N.R.D. en tête, cherchent à imposer une épreuve de force entre elle et notre pays, mais surtout entre elle et la CEDEAO. De cette épreuve, elle espère sortir en vainqueur, et donc mettre à profit sa « victoire supposée, pour faire passer à d'autres amateurs de mercenaires dans la Sous-région que la CEDEAO n'a aucun poids, aucune influence. La preuve ? Elle a été défaite par le CNRD et le « colonel » Mamady DOUMBOUYA. Si la CEDEAO n'aide pas avec détermination la classe politique guinéenne à vaincre cette junte, alors elle aura gaspillé une bonne partie de son CRÉDIT qui est réel.
Mamadou Billo SY SAVANÉ

source le guepard.net

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Après lecture de la 1e partie de cette étude, un lecteur a posé la question suivante:

--êtes-vous sûr que la RG ne fait pas partie des pays où il fait bon vivre ?

--oui absolument ! J'en veux pour preuve irréfutable l'ampleur inégalée de l'émigration guinéenne.

Le Ministère des Affaires Etrangères lui-même a estimé dans la note publiée par l'Ambassade de Guinée à Paris le 08/01/18 que le nombre de diaspos est d'environ 5 millions sur les 12 millions du pays, donc pas loin de la moitié ! Un humoriste a dit à juste titre que si tu vois des poissons sortir de leur eau, c'est qu'il y a problème dans cette eau.

A présent que le Gouvernement de la Transition CNRD est en place, on peut aborder la feuille de route annoncée dans la 1e partie. C'est-à-dire ouvrir la liste des tâches que les gouvernants de la RG n'ont pas effectuées contrairement à leur mission, préférant plutôt s'occuper de leurs patrimoines  personnels.

Dans la proclamation solennelle de ses objectifs, le CNRD annonce la réforme profonde de l'Etat afin qu'il puisse s'atteler entièrement à l'amélioration continue des conditions de vie de l'ensemble des guinéens/guinéennes. Dans ce sens il y a des dossiers hautement prioritaires: le siège de la Présidence de la République, l'analphabétisme/obscurantisme, les infrastructures pour la mobilité des personnes et des biens, l'émigration, les mines/industries, etc...

SEKOUTOUREAH

En rebaptisant ainsi le siège de la Présidence de la RG, LC (Lansana Conté) voulait honorer son bienfaiteur ST (Sékou Touré) dans le système duquel il a fait la carrière qui l'a conduit à la tête de la RG. Mais, ce faisant, il a  en même temps commis une agression inqualifiable vis-à-vis à la fois des dizaines de milliers de morts des camps Boiro et autres; et des millions de migrants qui, à leurs corps défendant, ont dû affronter le statut souvent difficile d'étrangers dans divers pays de la Planète. Ces 2 catégories de victimes sont en effet de la responsabilité directe ou indirecte du 1e PRG. Corriger cette grave erreur est donc une des urgences des décideurs de la RG depuis le 5/9/21

 ANALPHABETISME/OBSCURANTISME

Le magazine Jeune Afrique dans son n° 3096 de janvier 2021 indique que le taux d'alphabétisation en RG est de 32%, et qu'un seul autre pays de la Cedeao a un taux plus faible de 30,6%. La population guinéenne est ainsi analphabète à 68% dans la langue officielle du pays! Quand on sait que le développement est la résultante de plusieurs facteurs parmi lesquels la formation des ressources humaines est l'un des tout premiers, on mesure le chemin préparatoire qui est devant nous. Ce qu'il faudrait donc, c'est un véritable plan décennal à l'issue duquel tout enfant en âge scolaire devrait être dans une école, et tout adulte analphabète qui le souhaite devrait bénéficier de cours d'adulte pour ses besoins personnels.

MOBILITE

Le mouvement des personnes et des biens est l'un des secteurs sinon le secteur d'activités le plus gravement en peine dans notre pays. Pour les routes, c'est la galère des voyageurs entre les différentes localités qui défraie l'actualité nationale depuis des années. Quant aux chemins de fer, les rares qui existent ne peuvent transporter que de la bauxite, pas de voyageurs! En 2011 les Présidents AC (Alpha Condé) et Lula (Brésil) avaient posé la 1e pierre du nouveau train/voyageur de Conakry à Kankan, qui resta malheureusement la dernière! Les liaisons aériennes intérieures sont exclusivement réservées aux dignitaires du système, à coup de locations à prix d'or d'aéronefs privés au frais des contribuables bien sûr. Alors qu'autrefois Air Guinée reliait Conakry à Labé en 45 minutes, de nos jours il faut en moyenne une journée sur ce trajet. Les liaisons maritimes le long de la côte ne font même plus partie des rêves les plus fous. Au total l'enclavement général est la caractéristique principale de l'ensemble de nos régions. 

 EMIGRATION

L’aspect le plus spectaculaire du bilan de l'indépendance guinéenne est l'ampleur de son émigration. Le système (ST,PDG) l'avait créée puis ses successeurs (LC, PUP) et (AC, RPG) l'ont amplifié autant qu'ils ont pu. Pourtant la RG a eu avec le HCR (Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés) beaucoup d'expériences dans la gestion des populations mises en mouvement contre leur gré: guerre de libération du PAIGC en Guinée-Bissao; guerres civiles en Sierra Leone, au Libéria, en Côte d'Ivoire. Mais ses dirigeants n'ont jamais songé à en faire profiter sa propre population elle-même réfugiée dans les pays limitrophes ou lointains. Parmi les diaspos guinéens il y a quelques catégories particulières comme les doyens et les jeunes cadres. Les premiers, tous à la retraite dans leurs pays de résidence, aspirent simplement à rentrer au village natal pour y finir leurs vieux jours; les seconds quant à eux ambitionnent de mettre leurs connaissances et expériences au service du pays de leurs ancêtres. Le rapatriement de tous les volontaires de cette population est l'une des 1ère urgences des Pouvoirs issus du coup de balai salvateur du 5/9/21

MINES/INDUSTRIES

Tous les pays du Tiers-Monde aspirent à devenir des pays industrialisés. Pour la RG les colons français avaient rapidement décelé l'immense potentiel minier et autre du pays, et avaient élaboré pour le territoire un méga projet industriel exposé par le Gouverneur Roland Pré en 1951 dans son ouvrage "l'avenir de la GF  (« Guinée française »). Il y était question de "zones d'organisation industrielle stratégique" parmi lesquelles "celle de la GF à proximité des mines de Conakry (bauxite des Iles de Loos et minerai de fer de le Presqu'île de Kaloum) et du château d'eau du Foutah Djallon, pour alimenter la grande base atlantique de Dakar/Cap Vert". Dans ce cadre fut élaboré et lancé le "Plan bauxite/aluminium" qui se concrétisera en 1958 par l'ouverture du chantier de l'usine d'alumine de Fria et du chemin de fer Fria/Conakry, suivi en 1960 des 1e exportations d'alumine; en attendant la construction du Grand Barrage du Konkouré pour la production de l'aluminium.

Toutes choses que les dirigeants de la RG devaient poursuivre en remplaçant simplement les colons français par la population guinéenne en ce qui concerne les bénéficiaires

L'industrialisation de la RG à partir de la bauxite et du minerai de fer doit être la préoccupation cardinale des autorités guinéennes à partir du 5/9/21. La RG doit cesser d'ici 5 à 10 ans d'être exportateur de minerais bruts. Toutes nos matières premières restent bien évidemment à la disposition de l'économie mondiale, mais après transformation obligatoire sur place en produits finis ou semi finis (alumine, aluminium, aciers, ...), pas pour alimenter les industries des autres.

Au total, pour nous CIC (Comité d'Initiatives Citoyennes) ce qui est souhaitable après l'installation du Gouvernement CNRD, l'état des lieux des différents départements, et l'élaboration des programmes pour le court terme, c'est l'ouverture de ces dossiers lourds et le lancement de leurs études et planifications. SI cela est, alors le sacrifice des compagnons du CNRD tombés le 5/9/21 et des innombrables compatriotes disparus sous les coups des divers régimes depuis 1958 n'aura pas été vain,

Was-Salam

Amadou Sadio Bah

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Il ne sert pratiquement à rien d’avoir un potentiel en ressources naturelles si celles-ci ne sont pas mises en valeur au profit de tous les citoyens. Cette mise en valeur ne peut évidemment se faire sans l’intervention de ressources humaines qualifiées. C’est justement dans cette optique que nos décideurs devraient enfin agir pour valoriser au mieux nos compétences. Et ces compétences complémentaires pourraient bien être trouvées auprès de nos compatriotes vivant à l’étranger. Autrement dit, notre diaspora par le biais d’un transfert de savoir- faire, le know how et d’un apport de ressources financières inestimables contribuerait dans une grande mesure à régler de nombreux problèmes auxquels nous sommes confrontés depuis quelques années.

Aujourd’hui, le contexte actuel beaucoup plus favorable à l’intégration progressive de nos compatriotes vivant à l’étranger devrait être mis à profit par le ministère en charge des Guinéens de l’extérieur.

Faute d’une politique cohérente et résolument tournée vers la réconciliation de nos compatriotes, la diaspora Guinéenne a longtemps souffert de ces errements. Sous la première République, des milliers de compatriotes ont été obligés de s’expatrier pour des raisons politiques. Installés principalement au Sénégal et en Côte d’Ivoire, ils ont fait diverses fortunes dans ces pays.

A la prise du pouvoir par l’armée en avril 1984, en dépit de la volonté exprimée par les nouvelles autorités, aucune mesure concrète n’a été prise pour faciliter leur retour et leur intégration dans les secteurs d’activité. La démission de Jean Claude Diallo, à l’époque ministre des guinéens de l’extérieur n’a guère facilité les choses par la suite. Ce département fut tout simplement supprimé des années durant. Ce vide institutionnel a maintenu la fracture entre le pays et ses fils vivant à l’étranger.

Maintenant qu’un changement s’amorce dans la gouvernance du pays, il y a lieu de mettre les bouchées doubles pour résorber le retard accusé dans l’intégration de notre diaspora dans le processus du développement socio économique. La diaspora constitue un formidable potentiel pour le pays. Dotés d’un savoir faire acquis dans des pays beaucoup plus développés et organisés, nos compatriotes devraient bénéficier de structures d’accueil très attractives et incitatives. Dans cet ordre d’idées, le gros du travail revient à nos représentations diplomatiques pour la constitution d’une base de données fiables. Il s’agit d’identifier systématiquement tous nos compatriotes par secteurs d’activité. Ce fichier par pays est à centraliser par le ministère en charge des Guinéens de l’étranger.

Pour le travail d’encouragement et d’organisation de nos compatriotes de l’étranger, une structure comme le Haut conseil des Guinéens de l’extérieur est à créer. Ce Haut conseil avec statut d’association serait ainsi une organisation faîtière des Guinéens de l’extérieur avec un rôle consultatif auprès du gouvernement. Entre autres, il aura pour objectifs :

  • de rassembler tous les émigrés Guinéens de l’extérieur sans distinction d’origine ethnique, régionale, confessionnelle, sociale et de sexe ;
  • d’amener les ressortissants Guinéens à participer plus activement à la vie du pays ;
  • d’inciter l’épargne de l’émigration aux fins d’investissements en Guinée ;
  • d’apporter toute assistance aux membres de la communauté dans la mesure de ses moyens ;
  • de faire mieux connaître et respecter les conventions, lois
  • et règlements des pays d’accueil.

Au sujet des flux financiers provenant de la diaspora, nous enregistrons un formidable manque à gagner. Ces transferts de ressources financières pourraient conforter dans une large mesure notre monnaie nationale et les dépôts en devises du système bancaire. A titre d’exemple, au Mali voisin en 2005, une étude faite par la Banque Africaine de développement révèle que le montant annuel des transferts de fonds des Maliens de l’extérieur en direction de leur pays s’élèverait à près de 300 milliards de francs CFA (soit 458 millions d’euros). Ce qui représente 79% de l’aide publique au développement et 12% du PIB. Un véritable pactole pour ce pays.

Cet exemple fort évocateur, montre à suffisance qu’il nous reste encore du chemin à faire pour effectivement valoriser la diaspora du pays.

Thierno Saïdou Diakité

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Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.fr

C'est le résultat d'un mode de gouvernance mis en place dès le lendemain du départ des colons français en octobre 58.

En 1959 le nouveau Pouvoir envoie à Labé un gouverneur chargé de tenir à l'oeil cette région. Il trouve 2 grands chantiers d'extension au lycée et à l'hôpital, il les arrête. Lors d'une visite d'un groupe de jeunes activistes de l'UGEEG (Union Générale des élèves et étudiants de Guinée) dont je faisais partie, la question lui est posée:

--pourquoi avez-vous arrêté les chantiers ?

--parce que vous les Peuls, vous êtes en avance sur les autres guinéens, vous avez atteint l'abstrait ! il faut vous arrêter un peu, le temps que les autres vous rejoignent afin qu'on continue ensemble

--et qui va aider les retardataires à combler leurs retards?

--c'est nous les Malinké, car le nouvel Etat est à nous

--ah bon, pourquoi est-il à vous?

--parce que la capitale de l'Empire du Mali était dans notre région!

Des précisions ultérieures ont montré qu'il ne parlait pas en son nom personnel mais au nom de l'UM (Union Mandingue) et du petit groupe qui en avait revêtu le manteau en guise de projet politique

     C'est ainsi que, progressivement, la petite bande de ST (Sékou Touré) et Cie a fait main basse sur tous les rouages du pays en s'appuyant sur le PDG érigé en parti/Etat. La RG devint alors au fil des ans et des décennies la chose d'un système à 3 composantes: un autocrate, un parti/Etat, et une Organisation tribale. Cette dernière se retréciera elle-même pour devenir familiale (ST, Ismael Touré, Alpha Touré, Siaka Touré, et Mamadi Keïta)

Après la mort de ST en 84, les titulaires de son système sont balayés par le CMRN (Comité Militaire de Redressement National) mais simplement remplacés par de nouvelles têtes: LC Lansana Conté) comme nouvel autocrate, PUP comme nouveau parti/Etat, et , comme nouvelle Organisation tribale, le CRA (Comité de Réflexion et d'Action) créée auprès de LC par des cadres soussous dont la liste fut publiée par des médias de l'époque

Après la mort de LC le même système est à nouveau repris sous la forme ( AC,RPG, UM).

Dans chaque cas le monstre ( autocrate, parti/Etat, Organisation tribale) prend en otage l'Etat guinéen exclusivement pour récupérer à des fins personnelles les actifs de celui-ci et bloquer le reste.

     C'est ce processus malheureusement ininterrompu depuis 58 qui explique l'état lamentable actuel de la RG: écoles désastreuses, système sanitaire incroyable, routes impraticables, mines bradées contre de misérables commissions, agriculture ruinée, etc...Mais le plus grave est le phénomène migratoire généré par leur action maléfique. Parti de territoire d'immigration au temps colonial, la RG s'est muée progressivement en pays exportateur de populations parmi les plus reconnus du monde malgré ses grandes  potentialités dans bien de domaines.

D'une part, des jeunes désespérés face à leur horizon complètement bouché, se lancent sur les routes mortelles du Sahara en direction de la Méditerranée ou du Détroit de Gibraltar, tout en sachant l'extrême dangerosité de l'opération; ça passe ou ça casse, comme ils disent! D'autre part, c'est, au total, près d'un guinéen sur 2 qui a fui son pays natal à son corps défendant, un record du monde!

     En conclusion: nous allons élire bientôt une nouvelle gouvernance de la RG à l'issue de la Transition initiée si heureusement le 5/9/21 par le CNRD. La question se pose gravement de savoir si nous allons remettre sur nos têtes ce système monstrueux (autocrate, parti/Etat, organisation tribale). Si on élit un Président et son parti, on est sûr à plus de 90% que ça évoluera comme les précédents car c'est visiblement entré dans notre ADN. C'est pourquoi le CIC (Comité d'Initiatives Citoyennes), après mûre et longue réflexion, insiste pour un changement radical sur ce plan, en remplaçant la gouvernance personnelle par une gouvernance collégiale

     L'élection présidentielle désigne 3 personnes au lieu d'une, les 3 premiers du scrutin, qui forment le Conseil Présidentiel (CP) à la place du tout puissant PR actuel, pour un mandat unique de 8 ans. Ainsi l'Exécutif de la République est l'émanation d'au moins 80% de la population, ce qui permet d'espérer une meilleure prise en compte de l'intérêt général de tous les guinéens dans l'action de l'Etat; ainsi que l'élimination progressive de l'esprit tribal ancré chez trop de guinéens. Les 3 partis vainqueurs du scrutin forment la majorité présidentielle et les autres l'Opposition

1e du scrutin = Président de la République (PR), Chef de l'Etat

2e   "     "      =Vice Président de la République (VPR), Chef du Gouvernement

3e  "   "        = VPR Chargé des moyens d'action de l'Etat (Fonction publique et Finances publiques)

Il n'y a pas de hiérarchie entre les 3. La prise de décision du CP s'effectue soit par consensus, soit par accord entre le PR et l'un des VPR. Le PR seul ne peut pas décider, les 2 VPR seuls non plus. En cas d'indisponibilité d'un membre du CP (décès ou démission) son parti organise un Congrès extraordinaire afin de le remplacer pour le reste du mandat.

Si un comportement de politique politicienne en vient à gêner ou bloquer le fonctionnement normal du CP alors le trio tout entier est dissous et de nouvelles élections présidentielles sont organisées pour désigner un nouveau CP. Car si les membres du CP oublient que leur mission exclusive est la défense et promotion de l'intérêt général de tous les guinéens et non de leurs carrières personnelles, alors ils céderont aussitôt la place à d'autres. C'est connu, les hommes passent et le peuple demeure

     Tout cela devra être accompagné d'une feuille de route pour le CP, indiquant les dossiers prioritaires de la Nation durant leur mandat (2e partie)

Pour le CIC, le Porte-parole:

El Hadj Amasadio Bah Professeur de mathématiques à la retraite

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Tél: +336 12 88 79 93

Rouen le 13/10/21 

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Actualités de Guinée Conakry. Nouvelle république de Guinee, www. rgui.fr

Douze ans après sa mort, Lansana Conté, une des tristes figures de notre histoire fait l’objet d’éloges sidérants. Les cadres qui mènent les célébrations se font passer en même temps en hérauts de la démocrate en Guinée. Si cette démagogie ne trompe que ceux qui s’y adonnent, elle pose quand même questions. Est-ce de l’amnésie volontaire, des calculs ethnocentriques ou de nostalgies non moins scabreuses de privilèges perdus ?

À ceux qui veulent oublier ou croient qu’on a oublié, un bref rappel sur ce que l’héritage catastrophique de l’homme.

Les vingt-quatre ans de pouvoir de Lansana Conté furent marqués par tout ce qu’on dénonce aujourd’hui avec Alpha Condé : kleptomanie à grande échelle, inégalités sociales, ethnocentrisme à outrance, violence de l’état avec impunité des criminels.

Lansana Conté fut chef des services des renseignements militaires de Sékou et intendant du Camp Boiro. Il gravit les échelons quand Sékou purgea l’armée de toutes ses compétences, n’épargnant que les bidasses qui brillaient par leur pauvre intellect et leur cruauté. En matière de cruauté, Lansana Conté ne s’en cachait pas du reste. Acculé en 2007 lors des manifestations populaires, il menaça :« Je vais les tuer… Je sais comment tuer… j’ai déjà tué… » 

A la cruauté, Lansana Conté ajoutait le cynisme. Avant la consolidation de son pouvoir, il fit une fumeuse promesse pour dorloter les guinéens : « Nous sommes arrivé pauvres au pouvoir. Si un jour on est riche, c’est qu’on a volé ». Après avoir liquidé ses compétiteurs, il ravala le credo de transparence économique et instaura un régime de concussion généralisée. Le leitmotiv de son règne était : « bouffez mais pas trop… ». Son principe cardinal : « il ne faut pas faire honte à ceux qui profitent. ». Ainsi il tint en laisse les cadres de l’administration.

Lansana Conté ne s’embarrassait point des règles de fonctionnement de l’état. Il se proclama ignare pour excuser ses outrances d’autocrate ; notamment des raides personnelles à la banque centrale pour s’emparer de devises quand le besoin le rongeait. L’état était un fatras à ignorer ou à manipuler. Le vrai pouvoir s’appuya exclusivement sur le fusil et les prisons pour les adversaires. Bah Mamadou et Alpha Condé en firent l’expérience. Comme il l’avait appris sous Sékou Touré, Lansana Conté démantela la discipline au sein de l’armée. Il y infiltra des assassins à sa dévotion ; Daddis et Pivi sont les plus connus…  Ses escouades perpétrèrent de nombreux crimes. Le bilan reste à faire :  des centaines d’assassinats en 1994 en Guinée-Forestière, en 2006 et en 2007 (plus 236 morts, 400 blessés et un nombre inconnu de femmes violées). Lansana Conté démolit de milliers d’habitats sans préavis, sans compensations et avec des meurtres. Alpha Condé poursuit l’entreprise avec résolution, pour donner à penser à ceux qui osent militer dans une certaine opposition.   

Affubler Lansana Conté du titre de « père de la démocratie » (sic) est un oubli bien commode. À l’instar de Alpha Condé, il manipula la constitution pour se maintenir au pouvoir. Des guinéens qui aujourd’hui s’offusquent du coup d’état constitutionnel de Alpha participèrent à pleins feux dans celui de Lansana Conté.

Lansana Conté mourut comateux dans la luxure et la corrosion du pouvoir usurpé. Le système autocratique sur lequel il avait caracolé chuta quelques heures après. Comme Sékou fit avec lui, la nation exsangue fut livrée à ses tueurs…

Avant sa mort, Lansana Conté était devenu une honte pour l’Afrique. Un hebdomadaire international titra :« Comment s’en défaire ?». Mais ce l’auteur de l’article ne pouvait savoir, et que l’avenir montra, c’est que Conté n’était que l’arbre qui cachait la forêt délétère de la politique guinéenne. Dans cette forêt les crapules poussent comme du champignon sur du fumier. Elles se succèdent au pouvoir au point de donner le tournis.

Le journaliste ne pouvait savoir que Lansana Conté n’était qu’un condensé de Sékou avec les tares de l’ignorance épaisse dont il se vantait et un cynisme animal. Daddis qui succéda Conté fut un double condensé ; l’instabilité mentale en plus. Alpha Condé est le triple condensé avec une éducation douteuse et un déficit moral sans limites. Mentionnons Konaté dans cette cascade lugubre comme ultime illustration de nos mœurs politiques qu’un étranger aura du mal à comprendre : la systématique promotion des médiocres et l’exclusivité du pouvoir aux crapules. Ce capharnaüm procède de la démission des intellectuels passés maîtres dans l’art de la survie à tout prix, jubilant en silence d’espérances infondées de libération avec les jacqueries des jeunes laissés pour compte.

Ourouro Bah


 

 

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