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UN BLUFF POLITICO-ADMINISTRATIF

Le tableau socio-économique qu’offre la Guinée est si effroyablement complexe, qu’il défie toute analyse.

Tout a été ressassé à propos de ces vingt ans de pseudo-libéralisme. Un quarteron de putschistes galonnés, avec une horde de prédateurs diplômés (pas plus de deux cents), à qui ils ont passé le relais, ont continuellement fait main basse sur les richesses du pays par une gestion organisée autour de deux ou trois «  concepts » ravageurs.

Ce sont notamment l’ethno-stratégie et le bluff, habilement maniés par une technostructure mise au point par un banc de perroquets (les médias publics entre autres), qui prospèrent en caquetant à la suite du F.M.I., de la Banque mondiale et d’autres institutions prolixes : Cadrage macro-économique, tableau de bord, sécurisation des recettes et autres passes lénifiantes.

L’épaisse brume de supercherie qu’est l’ethno stratégie a recouvert une bonne frange des couches sociales, y compris les plus démunies, qui assure qu’aucune alternative politique n’est plus possible, puisque au sommet de l’édifice politique, nulle composante ethno-régionale ne pourrait recueillir le consensus national nécessaire, au motif précisément qu’elle ne représenterait qu’elle-même, à l’exclusion des autres. Et de triompher :

«  Heureusement qu’il y a un Etat – O miracle ! - qui fonctionne malgré tout, alors pourquoi en changer » !

 

Etrange et commode pétition de principe qui permet tous les tripotages de la constitution, des institutions et des différentes consultations- mascarades. Ne parlons même pas de cet autre anathème infamant qui disqualifie politiquement toute cette Guinée expatriée, la Guinée des Guinéens-étrangers, ces indigènes qui troublent le sommeil de ceux qui pensent que la Guinée est un gâteau qu’il n’est pas bon de partager.
La force et le fonctionnement durable de ces constructions mystificatrices, tiennent dans l’occultation du mensonge qui les sous-tend.

Il est notoire que c’est une poignée de  Guinéens, pas plus de 200, qui sont les architectes de toutes les ruines de notre pays, kaléidoscope certes brouillé, mais représentatif du spectre national de nos régions. Toutes nos ethnies se re